la pièce perdue

4 Litres 12 tente enfin de monter
une vraie pièce de théâtre

LA PORTE : Toc toc toc.
EMILY : C’est qui c’est qui frappe à cette porte ?
L’ACTEUR, de derrière la porte : El Señor El Beau !
EMILY : Celui que j’attendais tant ?… Entrez !

affiche : Francis Huret

conception et mise en scène
Michel Massé

avec
Odile Massé, Michel Massé, Jean-Michel Bernard

assistante à la mise en scène
Christine Mantelli

lumières et régie
Jean-Christophe Cunat

régie plateau
Virginie Deschamps

tournées
André Gintzburger

production
Compagnie 4 Litres 12
avec le soutien du Ministère de la Culture, la Ville de Nancy, la Région Lorraine et le Conseil Général de Meurthe-&-Moselle

 
 

© Compagnie 4 Litres 12- 1992

livret du spectacle

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extraits du spectacle

acte 1 – 1 min 35

C’est qui, c’est qui
frappe à cette por-te ?

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acte 2 – 1 min 35

Vous avez fermé la porte ?

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acte 2 – 1 min 35

Double or not double !

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acte 3 – 1 min 35

Le blues

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Intégrale - 1H15

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EXTRAITS DE PRESSE

E. Brissochi, La Marseillaise : “Le chef-d’œuvre des brouillons.”

 
 

Frémion, Fluide Glacial : “Trois acteurs fous qui ne se comprennent pas cherchent à jouer une pièce qui n’existe pas. Démerdez-vous avec ça, mais tous ceux de Fluide qui y sont allés en rient encore.”

 
 

Colette Godard, Le Monde : “Michel Massé, le frère des Monthy Python.”

 
 

Sophie Creuz, L’Echo : “Le théâtre bourgeois désossé : Witkiewicz façon Groucho.”

Jackie Berroyer, L’Autre Journal : “Massé est un génie du théâtre, un vrai, il y en a.”

 
 

Tournée de 1992 à 1994 : Paris (Théâtre de la Tempête), France, Belgique (Bruxelles/Théâtre de la Balsamine, Liège/Festival), Suisse (Genève/Théâtre Saint-Gervais, Neuchâtel), …

texte dE LA PIECE

ACTE I

 
 

(BOULEVARDIER)

La scène s’éclaire.
Dans leurs fauteuils, l’Acteur et Chérie  fixent le public en attendant que ça commence.
Lentement, la porte s’ouvre.
LE SOUFFLEUR entre à pas de loup.

CHÉRIE : Non. Il faut frapper d’abord !
Elle pousse le Souffleur dehors, ferme la porte et reprend la pose.
                 Oh, je l’avais renvoyé.

LA PORTE : Toc toc toc.

CHÉRIE : C’est qui c’est qui frappe à cette porte ?

L’ACTEUR : Ah. La pièce !

CHÉRIE : Ben oui je peux pas le dire, moi, si il frappe pas.

L’ACTEUR explique au public le fonctionnement du « Toc toc toc – C’est qui ? ». Mais c’est vraiment très confus.

CHÉRIE, retourne au micro : Là il fait un petit résumé parc que c’est compliqué comme histoire, des fois je me trompe.

LE SOUFFLEUR ouvre la porte : ???

CHÉRIE : (Au Souffleur.) Alors tu frappes, hein.

Il referme la porte, elle retourne s’asseoir près de l’Acteur.

LA PORTE : Toc toc toc.

CHÉRIE : C’est qui c’est qui frappe à cette porte ?

L’ACTEUR : C’est qui ?

Silence.

CHÉRIE : C’est qui c’est qui frappe à cette porte ?

L’ACTEUR : C’est qui ?

Silence.

CHÉRIE : Faut dire son nom !

LE SOUFFLEUR ouvre la porte : Moi !

CHÉRIE : Non. Un nom de personne !

Elle le met à la porte.

CHÉRIE : (Au public.) Alors y en avait un qui savait pas parler, l’autre il savait pas quoi dire, je me demandais bien que faire avec ces deux empotés-là.

Elle reprend la pose dans son fauteuil, à côté de l’Acteur qui n’a pas bougé.

LA PORTE : Toc toc toc.

CHÉRIE : C’est qui c’est qui frappe à cette porte ?

LE SOUFFLEUR ouvre la porte : Monsieur Bschnmyr !

CHÉRIE : Mais il faut attendre qu’on ait dit d’entrer, maintenant !

Elle le met à la porte.

CHÉRIE : (Au public.) On recommence, c’est obligé. Je m’excuse.

LA PORTE : Toc toc toc.

CHÉRIE : C’est qui c’est qui frappe à cette porte ?

LE SOUFFLEUR : Monsieur Gnrbvn !

CHÉRIE (au micro) : Monsieur Arnolphe ?

L’ACTEUR ET CHÉRIE : Entrez !

La porte s’ouvre.

LE SOUFFLEUR entre, un livre à la main.

L’ACTEUR, mondain : Aaah !

Main tendue, il part à la rencontre du Souffleur.

CHÉRIE, les bras au ciel : Aaah ! Ça faisait tellement longtemps qu’ils s’étaient pas vus, ces deux-là, ils se reconnaissaient même pas.

LE SOUFFLEUR s’enfuit.

LORD BYRON : Double or not double…
EMILY BRONTË : C’est une espèce de refrain qui revient souvent dans son poème.

dans la boite à lettres

les élèves de l'option théâtre
du lycée frédéric chopin à nancy

les spectateurs

« Je vous souhaite de bonnes vacances. »

michel massé

« l’affaire du mollet »

photos du spectacle

la presse

la discorde

“Ils se délectent à répéter 36 fois la même scène pour nous entraîner dans le burlesque le plus gourmand.”
Le Soir, Bruxelles

 
 

“La Pièce Perdue, tel un vieux moteur, tousse, tousse encore et n’en finit pas de ne pas démarrer.”
Libération

 
 

“La preuve que c’est super bien : le grand critique de Libé n’as pas aimé. (…) doivent pas rigoler tous les jours à Libé.”
Le Monde Libertaire

 
 

“Un must du théâtre indépendant français”
Le Monde

 
 

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