folisophie

Quand on regarde le monde, on se pose des questions.
Et plus on se pose de questions, moins on a de réponses.

« Si c’était ça avant l’Homme, ça a dû prendre du temps avant qu’il pense ! »

affiche : Antonin Malchiodi

à partir d’un texte de Odile Massé

conception et mise en scène
Michel Massé

avec
Odile Massé, Mawen Noury

assistant à la mise en scène
Gaël Massé

lumières
Jean-Christophe Cunat

production
Compagnie 4 Litres 12, avec le soutien de la DRAC Lorraine, la Ville de Nancy,
la Région Lorraine et le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.

 
 
 
 

© Compagnie 4 Litres 12 – 2007

livret du spectacle

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La tête croit qu’elle existe.
Bon.
Mais si elle n’a plus de corps, est-ce qu’elle peut exister toute seule, la tête ?

extraits du spectacle

les têtes
2 min 45

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le gorille
1 min 40

 
 
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le rien
2 min 32

 
 
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Intégrale - 1H15

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EXTRAITS DE PRESSE

Didier Hémardinquer, L’Est Républicain : “Le texte est jubilatoire. On plonge cul par-dessus tête dans le questionnement philosophique et, après cette joyeuse farce, on retombe sur ses pattes, heureux d’avoir assisté à la démonstration par l’absurde du Je pense, donc je suis.

 
 

Yves Gerbal, La Marseillaise : “Une petite merveille d’humour intelligent… un dialogue loufoque et très logique (qui) pose, sans en avoir l’air, des questions fondamentales tout en s’amusant métaphysiquement.”

 
 

Philippe Martinet, Le Courrier Français : “La recherche de ces deux femmes pourrait être angoissante et pathétique, mais le comique un peu surréaliste désarme tout ce que le propos pourrait avoir de tarabustant… On sourit et on rit beaucoup.”

 
 

Tournée de 2007 à 2012 : France (Florange, Valenciennes/Le Phénix, Chambéry /espace Malraux-Champs libres, Tours, Marseille/le Gyptis)

un texte d'odile massé

les premières pages

 
 

Il y a des bruits d’eau, de forêt originelle, des cris de bêtes.
Dans la pénombre du lointain, entre un pupitre, deux micros et la chaise sur laquelle il ne s’est pas assis, un grand singe attend.
On entend, qui viennent de très loin, les voix des deux filles.
L’une :
avant que ça commence quand c’est tout vide ici qu’il n’y a personne je sais pas comment c’est
L’autre :
tu es là puisque je te vois
L’une :
ben oui t’as pas besoin de me le dire je le sais que je suis là
L’autre :
bon si tu le sais c’est bien
L’une :
je le sais je le sais
ce que je sais je sais que je le sais
L’autre :
il y a les choses qu’on sait
L’une :
et il y a les choses qu’on sait pas
et ce que je sais pas je sais pas toujours que je le sais pas
L’autre :
tu sais quand t’es là ça c’est bien
L’une :
ça oui j’espère
L’autre :
déjà c’est bien
moi je sais pas toujours quand je suis pas là qu’est-ce qui se passe quand je suis pas là ?
L’une :
ah
L’autre :
moi toujours je sais pas ça
L’une :
moi non plus
ça c’est une question qu’on se pose moi aussi
quand je suis pas là où est-ce que je suis par exemple ?

L’autre :
voilà
L’une :
et qu’est-ce qu’il y a quand je suis pas là ?
L’autre :
est-ce que j’existe ?
L’une :
c’est comme avant que je sois là
L’autre :
avant avant
L’une :
avant avant
L’autre :
comment c’était ?
L’une :
qu’est-ce qui se disait à quoi ça ressemblait ?
j’aimerais bien le savoir pourtant
L’autre :
bien sûr bien sûr
L’une :
ça j’aimerais bien le savoir
L’autre :
moi aussi j’aimerais bien le savoir
L’une :
mais comment le savoir puisque j’y étais pas ?
L’autre :
ça y a des choses on sait pas
L’une :
quand on n’existe pas on se pose pas de questions
L’autre :
quand on n’existe pas on n’est pas là
L’une :
on sait pas qu’on se pose des questions quand on n’existe pas
L’autre :
ben oui on n’existe pas bien sûr
L’une :
nous on sait pas ce qui se passe quand on n’est pas là
je sais que je suis là mais de l’autre côté je sais pas ce qu’il y a
L’autre : 
là ce qu’il y a là
Derrière le singe, le rideau du fond s’agite un peu.

extrait

 
 

Elle saute sur place.
L’une :
là j’agite les questions tu vois quand je me secoue comme ça là je les agite
L’autre :
moi j’ai rien vu qui sortait de tes jambes ni de tes pieds
L’une :
ça peut pas sortir des jambes ça peut pas sortir des pieds
L’autre :
pourquoi ça tombe pas les questions ?
L’une :
ça sort par là les questions
on les met dans l’air tu comprends ça flotte
L’autre :
alors ça s’agite ça s’agite ça s’agite et y a rien au bout
L’une :
si
il y a les mots hein on dit des mots au bout
L’autre :
mais il y a les autres
Côte à côte, elles font face au public.
L’une :
avant qu’on arrive où est-ce qu’ils étaient les autres ?
L’autre :
avant on ne se posait pas la question
L’une :
mais moi je la pose
L’autre :
pourquoi tu la poses ?

photos du spectacle

dans la boite à lettres

une spectatrice de nancy

un autre projet d'affiche

la presse

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